Juin en Vert : le dépistage du cancer du col de l’utérus.
Le mois de juin, connu sous le nom de « Juin en vert », met en lumière une cause trop souvent négligée : la prévention du cancer du col de l’utérus. Cette campagne nationale vise à sensibiliser les femmes à l’importance du dépistage régulier et à rappeler qu’une bonne hygiène de vie, notamment alimentaire, peut jouer un rôle important dans la prévention de ce cancer.
Comprendre le col de l’utérus et son rôle.
Une zone clé de l’appareil reproducteur féminin.
Le col de l’utérus est la partie inférieure de l’utérus, située entre celui-ci et le vagin. Il agit comme une véritable porte d’entrée : il permet le passage des spermatozoïdes vers l’utérus lors de la fécondation et laisse s’écouler les règles. Pendant la grossesse, il joue un rôle protecteur en restant fermé pour maintenir le fœtus en place, puis s’ouvre au moment de l’accouchement.
C’est une zone particulièrement sensible, composée de cellules qui peuvent évoluer sous l’influence de certains virus, notamment le papillomavirus humain (HPV). Ce virus, très fréquent, est transmis lors des relations sexuelles et peut, dans certains cas, entraîner des lésions précancéreuses.
Comment se développe le cancer du col de l’utérus ?
Le cancer du col de l’utérus ne se développe pas du jour au lendemain. Il résulte d’une évolution lente, souvent sur plusieurs années, à partir de cellules anormales. Dans la majorité des cas, ces anomalies sont liées à une infection persistante par certains types de HPV dits “à haut risque”.
Ce caractère lent est une chance : il permet de détecter les lésions bien avant qu’elles ne deviennent cancéreuses, à condition de se faire dépister régulièrement.
L’importance du dépistage : un geste simple qui sauve des vies.
Le dépistage, comment ça fonctionne ?
Le dépistage du cancer du col de l’utérus repose principalement sur deux examens :
- Le frottis cervico-utérin, qui consiste à prélever des cellules du col pour détecter d’éventuelles anomalies ;
- Le test HPV, qui identifie la présence du virus responsable.
Ces examens sont rapides, peu douloureux et réalisés par un professionnel de santé. En France, ils sont recommandés dès 25 ans, avec un rythme adapté selon l’âge et les résultats précédents.
Pourquoi se faire dépister régulièrement ?
Le dépistage est essentiel car il permet :
- De détecter des lésions précancéreuses avant qu’elles n’évoluent ;
- D’intervenir précocement avec des traitements simples ;
- De réduire significativement le risque de développer un cancer.
Malgré cela, de nombreuses femmes ne se font pas dépister régulièrement, souvent par manque d’information, par appréhension ou par oubli. Juin en Vert est justement là pour rappeler que ce geste peut littéralement sauver des vies
La vaccination, un atout complémentaire.
Depuis plusieurs années, la vaccination contre les papillomavirus est recommandée pour les filles et les garçons dès l’âge de 11 ans. Elle protège contre les souches de virus les plus souvent responsables du cancer du col de l’utérus, mais aussi de certains cancers oropharyngés ou anogénitaux. Même vaccinée, une femme doit continuer à se faire dépister, car le vaccin ne couvre pas tous les types d’HPV existants.
Le lien entre alimentation et santé du col de l’utérus.
La nutrition joue un rôle discret mais fondamental dans la prévention des infections et dans le maintien d’un système immunitaire compétent. En d’autres termes, une alimentation équilibrée aide notre corps à se défendre.
Les micronutriments protecteurs.
Certaines vitamines et minéraux participent directement à la santé du col de l’utérus :
- Vitamine A et bêta-carotène : présents dans les carottes, patates douces, abricots et légumes à feuilles vertes, ils favorisent la régénération cellulaire et l’intégrité des muqueuses ;
- Vitamine C et E : antioxydants puissants, ils aident à neutraliser les radicaux libres susceptibles d’endommager l’ADN cellulaire. On les trouve dans les agrumes, le kiwi, les fruits rouges, les noix et les huiles végétales ;
- Folates (vitamine B9) : essentiels pour le renouvellement des cellules, ils se trouvent dans les légumes verts, les lentilles et le foie. Plusieurs études ont montré qu’un faible taux de folates pourrait augmenter le risque de lésions cervicales liées au HPV ;
- Sélénium et zinc : oligo-éléments qui soutiennent le système immunitaire et participent à la réparation de l’ADN. Les sources incluent les fruits de mer, œufs, champignons, et graines (tournesol, courge).
Les aliments protecteurs.
Dans une démarche de prévention, certains aliments méritent une place de choix :
- Les légumes crucifères (brocoli, chou, chou-fleur), riches en composés protecteurs ;
- Les fruits rouges, riches en antioxydants ;
- Les légumineuses, pour leur richesse en fibres et en minéraux ;
- Les aliments riches en folates (épinards, lentilles), impliqués dans la régénération cellulaire.
Ces aliments participent à la protection des cellules contre le stress oxydatif, un facteur impliqué dans le développement de nombreux cancers.
Les habitudes alimentaires à limiter.
À l’inverse, certaines habitudes peuvent fragiliser l’organisme :
- Une consommation excessive d’alcool ;
- Une alimentation ultra-transformée ;
- Un excès de sucres raffinés.
Ces facteurs favorisent l’inflammation chronique et peuvent affaiblir les défenses naturelles.
L’importance du mode de vie global.
L’alimentation ne peut être dissociée d’un mode de vie global. L’activité physique régulière, la gestion du stress et un sommeil de qualité sont également des piliers essentiels de la prévention.
Juin en Vert : un mois pour agir.
Sensibiliser pour mieux prévenir.
Juin en Vert est une campagne dédiée à la sensibilisation au dépistage du cancer du col de l’utérus. Elle vise à informer, rassurer et inciter les femmes à prendre soin de leur santé.
C’est aussi l’occasion pour les professionnels de santé de rappeler que la prévention repose sur trois piliers :
- Le dépistage régulier ;
- La vaccination contre le HPV ;
- Une hygiène de vie saine.
Un engagement collectif.
La prévention ne concerne pas uniquement les femmes. Elle implique aussi les professionnels de santé, les proches, et plus largement la société. Parler du dépistage, lever les tabous et encourager les démarches de prévention sont des actions essentielles.
