Journée mondiale contre le cancer, mobilisons-nous le 4 février

Journée mondiale contre le cancer.

Avec près de 400 000 nouveaux cas et plus de 157 000 décès chaque année, le cancer reste la première cause de décès en France. La Journée Mondiale contre le cancer est un événement solidaire organisé en France et dans le monde, pour améliorer la détection et le diagnostic du cancer, l’accès aux soins et le regard des autres sur la maladie.

Chaque année, l’Union internationale contre le cancer célèbre activement la Journée mondiale contre le cancer le 4 février. Dans le but de sensibiliser à la prévention, au dépistage et au traitement du cancer.

La Journée mondiale contre le cancer vise à encourager les individus, les communautés et les gouvernements à prendre des mesures pour réduire l’impact du cancer sur les populations du monde entier. De plus, cette journée souligne également l’importance de la recherche sur le cancer. Mais aussi, l’urgence de trouver des traitements et des moyens plus efficaces pour réduire le risque de développer un cancer.

Enfin, l’objectif ultime de cette journée est de réduire le poids du cancer dans le monde. Tant pour les personnes touchées par la maladie que pour leurs familles et leurs communautés. Elle joue un rôle essentiel dans la sensibilisation à la maladie et dans la promotion d’une prévention et d’un traitement adéquat.

Il convient de souligner que la Journée mondiale contre le cancer ne se limite pas à une seule journée. En effet, elle constitue le point de départ d’initiatives de lutte contre le cancer tout au long de l’année. Chacun peut contribuer à cette lutte en s’informant sur les mesures préventives. Mais aussi, en soutenant la recherche sur le cancer et en aidant les personnes touchées par cette maladie.

Les couleurs officielles de la Journée mondiale contre le cancer sont le bleu et l’orange. Ainsi, le 4 février, nous recommandons de montrer votre soutien en portant des vêtements ou des rubans bleus ou orange.

Chaque pays invite les citoyens à mettre en œuvre des actions de mobilisation pour sensibiliser au cancer et aux grands enjeux de santé publique actuels, telles que :

  • développements en matière de prévention et de dépistage ;
  • l’accès de toutes et tous au diagnostic ;
  • l’accès au traitement et aux soins ;
  • promouvoir et encourager l’innovation et la recherche ;
  • élaborer un plan d’action national ;
  • l’évolution de la place et du regard porté sur les malades…

L’un des principaux avantages du dépistage du cancer est la capacité de détecter la maladie à un stade précoce, avant que les symptômes n’apparaissent. Cela permet un traitement plus efficace et des chances de survie plus élevées. En détectant les cellules cancéreuses à un stade précoce, elles peuvent être traitées plus facilement et potentiellement éviter des traitements plus agressifs tels que la chimiothérapie ou la radiation. De plus, le dépistage peut réduire les coûts médicaux à long terme associés au traitement d’un cancer avancé. De plus, certains dépistages peuvent identifier des cancers précancéreux ou des lésions précancéreuses. Dans le but, qu’ils puissent être traités avant qu’ils ne deviennent des cancers invasifs.

Un examen clinique annuel des seins (palpation) par un professionnel de santé est recommandé à partir de 25 ans. Un programme de dépistage organisé à l’échelle nationale invite les femmes âgées de 50 à 74 ans à passer une mammographie tous les deux ans, complétés par une échographie si nécessaire. 

9 cancers colorectaux sur 10 peuvent être guéris s’ils sont détectés tôt. Les personnes sans antécédents familiaux, âgées de 50 à 74 ans, doivent effectuer tous les 2 ans un test immunologique rapide chez eux pour détecter la présence de sang dans les selles dans le cadre d’un dépistage national.

Un programme de dépistage à l’échelle nationale est en cours depuis 2018 pour les femmes âgées de 25 à 65 ans. Entre 25 et 29 ans, il est recommandé de réaliser un examen cytologique tous les trois ans. Puis, deux premiers examens à un an d’intervalle.

Le tabac.

Le tabac est le facteur de risque de cancer le plus connu. Bien que, la consommation quotidienne de tabac diminue en France depuis 2016, il reste responsable de 45 000 décès par cancer par an en France. De plus, et reste le principal facteur de risque évitable.

La consommation d’alcool.

L’excès d’alcool a été responsable de 28 000 nouveaux cas de cancer en France en 2015, soit 8 % des nouveaux cas, toute localisation confondue.

L’exposition excessive aux ultra-violets (UV).

L’exposition aux UV du soleil ou des cabines de bronzage est un facteur de risque bien connu de cancer de la peau. Plus de 80 % de ces cancers sont associés liés à une exposition excessive aux UV.

La sédentarité, le surpoids et l’obésité.

Tous ces facteurs sont associés à risque accru de développer certains types de cancers. En France, la sédentarité serait à l’origine d’environ 3 000 nouveaux cas de cancer chez l’adulte en 2015. Le surpoids et l’obésité sont également des facteurs de risque de développer certains types de cancers. Notamment, en 2015, 54 % des hommes et 44 % des femmes âgées de 18 à 74 ans étaient en surpoids ou obèses. On estime que 5,4 % des cancers sont liés à l’obésité, ce qui équivaut à 18 639 cas de cancers en 2015.

Contaminants d’origine physique ou chimique en milieu professionnel.

Qu’ils soient évitables ou non, ils sont à l’origine de 4 à 8,5 % des cancers et sont associés aux expositions professionnelles. Il s’agit spécialement des rayonnements ionisants (polluants tels que les dioxines ou les pesticides). Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a évalué et classé environ 60 pesticides comme potentiellement cancérigènes pour l’homme. Cependant, jusqu’à présent, seuls les pesticides à base d’arsenic sont considérés comme certainement cancérigènes. 

La pollution de l’air est aussi associée au risque de cancer, en particulier à cause des particules telles que le diesel.

Les agents infectieux.

Le rôle des agents infectieux dans le développement de certaines tumeurs est bien connu. Ils sont à l’origine de près de 4 % des cancers en France et bien d’autres dans le monde. Les principaux sont :

  • les papillomavirus humains (HPV) ;
  • les virus des hépatites B et C ;
  • la bactérie Helicobacter pylori ;
  • le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) ;
  • le virus d’Epstein-Barr (EBV).

L’âge.

En vieillissant, vos risques, de développer un cancer augmentent. En effet, plus le temps passe, plus les lésions peuvent s’accumuler au sein des cellules. Par conséquent, plus vous vieillissez, plus il est probable qu’une de vos cellules devienne anormale et qu’une tumeur se forme.

Les hormones.

La charge hormonale sur l’organisme au cours de la vie peut modifier le risque de certains cancers. Cela se voit notamment sur le cancer du sein :

  • l’âge de la puberté et de la ménopause ;
  • le nombre de grossesses, l’âge auquel elles ont été menées ;
  • utilisation de contraceptifs oraux ou d’hormones de la ménopause.

Une origine héréditaire.

Les mutations génétiques familiales augmentent le risque de développer certains types de cancers. Ces mutations sont présentes dès la naissance et se produisent dans toutes les cellules de corps. Les mutations de l’un de ces gènes ne provoquent pas automatiquement le cancer. Cependant, elles augmentent le risque de développer un cancer.

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